Tourisme durable

Les Gîtes Bon Air,
éco-village pour passionnés du durable

29 Décembre 2016 - Hébergement / Initiatives / Préservation

Il se définit lui-même comme un « géotrouvetout en écologie », Guy Salat est avant tout un passionné qui a fait de ses gîtes un véritable laboratoire pour explorer les possibilités de faire vivre des hébergements en altitude en dépensant le moins d’énergie possible et en facilitant l’accès à tous les publics. Sur place, quatre chalets biosourcés où tout est pensé, un véritable éco-village pour vacanciers en quête d’idées innovantes et désireux de partager une expérience énergisante dans tous les sens du terme.

 

Gîtes Bon Air © DR
Gîtes Bon Air © DR

 

Des hébergements tout public 

 

Un matin, Guy Salat se réveille fatigué. Commercial en mobilier urbain en Auvergne Limousin, il ne supporte plus de voir l’argent public utilisé pour des investissements souvent disproportionnés, peu rentables voire pas du tout adaptés au territoire.  Il décide alors de changer de vie. En 2001, il restructure un abri de jardin en gîte rural, un chalet pour 4 à 6  personnes accessible au handicap moteur (le premier d’Auvergne à être labellisé « Tourisme et Handicap » en 2002).

Suite au succès grandissant de ce chalet, de 2002 à 2007, il réalise alors en éco-conception et éco-construction un village de quatre chalets biosourcés, les « Gîtes Bon Air » sont nés ! Particularité de ces derniers, ils sont ouverts à tous les publics, entièrement aux normes françaises « Tourisme et Handicap » avec douze lits spécifiquement dédiés au public handicapé. Guy Salat : « Mon souhait est d’être accessible à tous, et que les personnes à mobilité réduite puissent partir du parking et arriver sans encombre au gîte pour dormir dans un lit sans soucis. »

 

Rencontre en randonnée d'automne © Hervé Vidal
Rencontre en randonnée d'automne © Hervé Vidal

 

Des hébergements énergitiquement autonomes


Mais Guy Salat ne s’arrête pas là. Malgré des conditions climatiques plutôt extrêmes (altitude 1000 m en moyenne montagne), un climat continental froid et sec, un isolement économique certain (désert français), l’ensemble vise à désenclaver une zone peu touristique et à proposer un hébergement de qualité qui soit également une structure environnementale accueillante avec du bio-climatisme, des énergies renouvelables et des économies possibles orientées vers le « moins consommer ».


A cette fin, il développe toute une gamme de techniques innovantes : photovoltaïque (énergie revendue en France à ERDF) ; solaire : chauffe-eau solaire  dans le grand chalet (400 litres chauffés sur un chalet sans 1 centime d’électricité dépensé pendant six mois de l’année) et douche solaire en piscine ; géothermie (planchers chauffants) ; puits canadiens (préchauffage espaces piscine et hors-gel local technique), eau de source/bio forée à – 20 m attestée par 325 lignes d’analyse), ressourcement par l’air (chemin du Bon Air).
 

Aussi : ampoules basse consommation, appareils ménagers A***, récupération d’eau de pluie (WC et lave-linge), compost et tri sélectif, spa à l’eau douce, borne de recharge pour les véhicules électriques, etc. L’ensemble est financièrement autonome en énergie et à 30% en énergie réelle. Au total, Guy Salat a investi plus de 74 000 € pour les énergies vertes pour un site quasi autonome en chauffage et en alimentation électrique.


Gîtes Bon air : L'hiver venu © DR
L'hiver venu © DR
 

Des hébergements prônant le bien-être et les vacances relax !

 
 
Enfin, parce qu’il s’agit avant tout d’un lieu de villégiature et de bien-être, Guy Salat a pensé à installer une piscine, mais pas n’importe laquelle, une piscine au sel proche de la naturalité par opposition aux piscines au chlore. Guy Salat : « La piscine au sel a été créée sous la contrainte de « créer une mini mer en altitude », avec récupération de la chaleur et une utilisation toute l’année. En été, elle peut concurrencer des piscines du sud de la France avec 33° de température de l’eau, et ce, sans un centime dépensé (bulle chauffée par le soleil). » 
Et Guy de préciser que l’ensemble de ces techniques préservent les ressources mais sont aussi sources de santé et de bien-être, contrairement aux piscines classiques, où la teneur en chlore fait courir le risque de développer des maladies pulmonaires. Et l’on se retrouve une fois de plus surpris d’apprendre que dans notre beau pays, les piscines au sel ne sont pas réglementaires alors qu’elles sont aujourd’hui sans danger (à l’époque le décret les interdisant visait les rampes d’accès en acier qui étaient attaquées par le sel) et au contraire, beaucoup plus saines.
Guy Salat : « Contrairement au chlore, dans une piscine au sel on ne perd pas ses cheveux, on peut ouvrir les yeux, c’est bon pour les muqueuses et il n’y  pas d’usure rapide des maillots de bain. Tout le monde est au courant et on ferme les yeux. Nous sommes face à un scandale imminent de la teneur de l’amiante… ».
 
 
Gîtes Bon air : Lanau Rabaska © Hervé Vidal
Lanau Rabaska © Hervé Vidal

 

Des hébergements prônant aussi le mieux-être et les vacances instructives

 
 
Ces différents aspects et bien d’autres encore font l’objet d’une petite présentation lors de l’accueil des publics sur site, visant à expliquer le fonctionnement des chalets mais aussi le positionnement environnemental de la structure. Cette petite présentation d’une heure (voire plus) intéresse grandement le public, aussi l’occasion pour Guy de présenter ses multiples projets du moment, un spa à l’eau douce sans produits chimiques, une eau de source au robinet, des bornes de recharge électrique, de quoi faire un village démonstratif  d’une véritable écologie appliquée, autonome, et surtout rentable.
Et quand on lui demande sa vision du tourisme durable, Guy répond sans hésiter : « Ma vision du tourisme durable est centré sur les trois critères que j’ai développés dans mes chalets : un tourisme pour tous les publics (tourisme social), un tourisme durable pour que les sites perdurent (énergies renouvelables et soucis du territoire), un tourisme de bien-être parce que c’est aussi et avant tout des vacances et que cela doit rester du plaisir. » Tout est dit !
L’ensemble de l’éco-village est ouvert toute l’année et accueille du public 365 jours par an, ce qui permet aussi de casser le poids de la saisonnalité pour le territoire. En 2016, les Gîtes Bon Air pèsent plus de 6000 nuitées (15 % des clients sont liés au handicap ; 12 % de clientèle internationale), autant de touristes qui partent ensuite à la découverte du territoire.
 
 
 
Gîtes bon air - Volcans d'Auvergne
Volcans d'Auvergne

 

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Mr Guy Salat - Gîtes Bon Air
 6 route de Paulhac - 15100 SAINT FLOUR
06 45 12 57 94
04 71 60 24 89