Tourisme durable

L'Égypte au fil du Nil

08 Décembre 2016 - Culture

Une croisière sur le Nil constitue le moyen idéal de découvrir la Haute Egypte. Entre Louxor et Assouan, la douceur de vivre et les lumières d’or du fleuve éternel tissent une atmosphère magique, très propice à la découverte des temples et des tombeaux mystérieux… 

 
 
 
L'entrée monumentale du temple de Louxor

L'entrée monumentale du temple de Louxor

 

 

 

Soleil toute l’année, souks regorgeant de souvenirs, magie du trait bleu ourlé de vert du Nil tranchant sur l’immensité aride du désert et puis, surtout, trésors archéologiques uniques au monde. Pas étonnant que Louxor (la Thèbes antique) reste le point fort de la découverte de l’Egypte pour nombre de visiteurs. Au point qu’ils y reviennent très souvent pour un séjour après avoir découvert la destination en circuit la première fois, en séjour ou au départ d’une croisière. Car, de Louxor, on passe généralement à Assouan que l’on veut aussi revoir, plus haut sur le fleuve.
 
 
Alors ce bout de chemin entre un endroit sublime et un endroit merveilleux, autant le faire dans les meilleures conditions : à un autre rythme, à bord d’une antique dahabeeyah (felouque dotée de cabines), afin de mieux s’imprégner de l’atmosphère locale intemporelle et de pouvoir rêver à son aise la vie des pharaons et des prêtres qui, seuls, à l’époque, étaient admis à fréquenter cette cité interdite.  
  
 
 

Louxor sinon rien…

 
 
 
Mais Al Uqsur (« la ville des palais ») vous retiendra à coup sûr quelques jours : il y a le temple de Louxor d’abord, installé en pleine ville, à deux pas du Old Winter Palace, fleuron d’une hôtellerie d’un autre temps, résumant admirablement l’époque Agatha Christie. Il y a le fabuleux complexe de Karnak, bien sûr, ses alignements de sphinx et statues monumentales de Ramsès ; la très impressionnante salle aux cent colonnes, une mer de hiéroglyphes… Il y a la vallée des Rois que l’on rejoint ensuite, de l’autre côté du Nil, qui symbolisait la frontière entre le royaume des vivants et celui des morts. Rien de plus agréable qu’une ballade à vélo (7 km), muni d’un bon chapeau et d’un peu d’eau. Après révision de sa Ramsèsgraphie (Ramsès VI et IX sont particulièrement bien lotis côté décoration de leur tombeau), on se dirigera vers la perle des tombes, située dans la vallée des Reines, celle de Nefertari, admirablement restaurée à coups de milliards par la famille Getty.
 
 
 
 
 
Magie des paysages en arrrivant à Assouan. Ici, le temple de Philae

Magie des paysages en arrrivant à Assouan. Ici, le temple de Philae

 

  
 
 

In illo tempore…

 
 
 
C’est là qu’il faut être accompagné d’un guide vraiment compétent et francophone (c’est courant), connaissant ces hiéroglyphes sur le bout des doigts et qui donnera vie pour vous à ces fresques uniques au monde, vous faisant entrer dans l’Histoire. Restera encore à voir, a minima, le temple d’Hatchepsout, la seule femme pharaon et le temple-forteresse de Medinet Habu aux peintures les mieux conservées. 
 
 
Si se lever tôt, à l’égyptienne (surtout sur son bateau qui constitue un poste d’observation idéal), permet, dans une lumière pétillant de mille particules d’or, d’admirer la vie agricole de l’Egypte éternelle au fil de la croisière, le coucher du soleil est lui une véritable féerie. Triangles des petites voiles poussées par la brise du soir, pêcheurs jetant leur filet dans un geste toujours recommencé, barges chargées d’enfants chantant à tue-tête au retour de l’école, vol d’oiseaux qu’on croirait programmé par un chorégraphe… un moment de grâce absolue qui fait tout oublier et vous projette hors du temps, dans la joie la plus pure. In illo tempore disaient les Anciens, lorsque votre seule présence au monde suffit à vous combler. Les jeux de la lumière sur l’eau, la plainte lancinante d’un oiseau, un parfum fugace qui vous transperce et la Magie de la Création toute entière vous est soudain pleinement accessible.
 
 
Dire qu’il vous reste encore plusieurs jours à passer comme ça, au fil du Nil, sur une autre planète, avant de butter sur Assouan et son barrage, ses adorables îlots de verdure et ses puissantes merveilles de pierre… Quelle chance !