Tourisme durable

La Dominique, paradis encore sauvage

05 Juillet 2021 - Biodiversité / Culture / Histoire / Nature

Dans la mer des Caraïbes, il est une île montagneuse avec des rivières à foison et des plages de toute beauté. Vous la connaissez ? C'est la Dominique. Entre la Guadeloupe et la Martinique.

 

C’était un 3 novembre de l’an de grâce 1493. Un certain Christophe Colomb arme une longue-vue et voit s’élever au-dessus des flots une île aux pentes capitonnées d’une forêt luxuriante. Comme on est dimanche, jour du Seigneur (dies dominica en latin), il décide, dans une fulgurante inspiration, de l’appeler Dominica. Ses habitants, les Kalinagos, l’appellent eux, Waitukubuli qui signifie "grand est son corps".

 

 

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Les bateaux se prélassent dans la baie de Prince Rupert ©MichelFonovich

 

 

Comme un ouragan

 

5 siècles après, nous débarquons comme passager d’un ferry à Roseau, capitale de la Dominique. Roseau, un nom bien français même si c’est bien l’Union Jack qui flotta sur l’île jusqu’à son indépendance proclamée le 3 novembre 1978. On avait eu vent bien sûr de l'ouragan Maria qui a dévasté l'île en 2017. On estime que 70 % à 80 % des habitations ont été endommagées. Trois ans plus tard, la forêt tropicale a retrouvé de l’épaisseur et de l’éclat.

 

 

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La Dominique se distingue par des centaines de cascades ©MichelFonovich

 

 

Les maisons ont été reconstruites et peintes comme de coutume avec une large palette de couleurs, du blanc, du jaune, du vert, du rose, du bleu. Simon a pu recommencer à organiser des plongées dans la baie de Soufrière réputée pour l’exceptionnelle beauté de ses fonds marins.

 

 

La survie des Kalinagos

 

L'île abrite toujours les Kalinagos, les descendants des premiers habitants de l'île. En 1903, les Britanniques attribuent aux 400 Kalinagos rescapés des conflits un territoire de 15 km². Situé sur la côte orientale, il accueille aujourd’hui entre 2000 et 3000 habitants qui vivent principalement du tourisme et de l’agriculture.

 

 

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En 1903, les Britanniques attribuent aux Kalinagos un territoire de 15 km2. Il accueille aujourd'hui entre 2000 et 3000 habitants ©MichelFonovich

 

 

En tant qu’ancien chef de la communauté - une élection a lieu tous les cinq ans - et vice-président de la Carribean Amerindian Development Organization, Irvince Nanichi Auguiste se bat pour préserver l’identité des Kalinagos tandis que les jeunes ont tendance à se détourner de la tradition.

 

 

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Les Kalinagos sculptent des statues dans des fougères géantes ©MichelFonovich

 

 

À travers différents programmes, il soutient des pratiques ancestrales telles que la fabrication de canoës et de paniers tressés, la culture du manioc et des plantes médicinales, la danse, la cuisine…

 

 

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Le fromager est un arbre sacré dans les Caraïbes ©MichelFonovich

 

 

Pour se familiariser avec l’histoire et les coutumes des Kalinagos, il faut se rendre à Barana Autê. Ici ils ont reconstitué un village kalinago traditionnel entre forêt et océan. Une manière de préserver ce qu'il leur reste après 500 ans de colonisation.

 

Plus d'infos 
www.discoverdominica.com