Tourisme durable

Kirghizstan, voyage sur les terres du nomadisme

15 Février 2019 - Culture / Nature

Situé aux confins du Kirghizstan et de la Chine, le lac Kol Suu est un petit bijou de nature très préservé et vierge de tout habitat urbain. Un "road trip" sauvage au cœur des steppes et des montagnes kirghizes attend les rares visiteurs qui osent s’y aventurer. Voyage sur les terres du nomadisme.

 

 

kirghizstan_lac
©Adeline Gressin

 

 

Naryn pour point de départ

 

Nous quittons la ville de Naryn, au centre du pays, pour le lac Kol Suu situé à 250 kilomètres plus au sud, aux abords de la frontière chinoise.

« Vous allez voir, nous dit Polina notre guide, là où nous allons aujourd’hui, c’est le plus bel endroit du Kirghizstan. Le lac Kol Suu est vierge et sauvage. Indescriptible »

Quelques kilomètres après la sortie de Naryn, Vladimir notre chauffeur, quitte le bitume et s’engage sur un chemin de terre. Un paysage de montagnes aux dégradés de vert printaniers et aux fleurs en pleine éclosion s’offre à nous. De-ci de-là des camps nomades parsèment cette vue panoramique pure et vierge.

 

kirghizstan_paysage
©Adeline Gressin

 

 

« Quand l’été approche et que la chaleur se fait sentir, les nomades prennent de la hauteur pour trouver de la fraîcheur, nous dit Polina. À l’automne, ils redescendront dans les plaines pour l’hiver. »

 

La vie nomade caractérise vraiment le Kirghizstan. Les camps s’installent toujours à proximité d’une rivière. L’eau est l’élément indispensable aux hommes et aux animaux, principalement les chevaux, chèvres et moutons. Parfois des ânes aussi.

 

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©Adeline Gressin

 

 

Point de contrôle, droit d’entrée vers la Chine

 

Après ce qui nous paraît être de longs kilomètres dans les steppes, nous nous arrêtons à un point de contrôle militaire. Un permis de passage est obligatoire pour se rendre dans cette zone frontalière de la Chine.

Une fois passé ce point un peu stressant, il faut l’avouer, nous entamons notre voyage vers les hauteurs. Zénitude assurée. En bordure de la route sinueuse, des marmottes, curieuses, viennent nous dire bonjour.

 

kirghizstan_cheval
©Adeline Gressin

 

 

Et Kol Suu apparaît enfin

 

Nous nous rapprochons de Kol-Suu mais avant, nous devons traverser une rivière. Des petits nomades qui doivent apprendre à monter à cheval en même temps qu’ils apprennent à marcher, guident Vladimir à travers les eaux tortueuses. Mission accomplie. Ils repartent comme ils sont arrivés : les cheveux au vent et le sourire aux lèvres.

 

Nous prenons encore plus de hauteur, croisons quelques yaks et les monts enneigés font leur apparition. L’arrivée aux environs du lac Kol Suu à 3500 mètres d’altitude est effectivement extraordinaire. Le paysage s’étend à l’infini sans aucun arbre à l’horizon. Seules deux fermes viennent embellir ce panorama déjà bien joli. Là-haut les terres sont inondées. Nous faisons donc les derniers kilomètres à pied tandis que nos guides tentent, avec une voiture ainsi allégée de nos poids, de monter le matériel pour camper. Alors que nous entamons notre marche, un troupeau de chevaux semi-sauvages, crinières au vent, court devant nous, nous offrant un moment suspendu.

 

kirghizstan_troupeau
©Adeline Gressin

 

Dernière montée et jusqu’ici caché entre ses montagnes rocheuses, Kol Suu se dévoile enfin. Le soleil se reflète dans son eau turquoise. Sur les hauteurs marmottes et autres edelweiss viennent agrémenter cette jolie carte postale. Le souffle nous est définitivement coupé. Une bonne nuit nous attend sous un joli ciel étoilé et sa voie lactée. Le réveil à 3500 mètres d’altitude au bord de ce lac paisible est un pur bonheur, le silence des montagnes pour compagnon de voyage.

Pour tous renseignements concernant un voyage dans la région de Naryn et obtenir le permis pour aller à Kol Suu, contacter le community based tourism de Naryn (en anglais).

 

 

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