Tourisme durable

Japon : rencontre avec les pêcheurs de l'île de Toshi-Jima

16 Août 2019 - Culture / Patrimoine

C’est dans la région du Kansai sur Honshū, l'île principale du Japon, que se trouve Toshi-Jima. Peu touristique, cette île vit traditionnellement des algues et de la pêche. C’est aussi ici que l’on rencontre certaines des dernières Ama, ces plongeuses qui pratiquent l’art ancestral de la pêche en apnée.

 

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L’algue nori, la richesse de l’île

 

Sur cette petite île tranquille de la baie d’Ise, c’est la pêche qui fait vivre ses 2200 habitants. La richesse de la région, c’est l’algue nori, une base inconditionnelle de la cuisine japonaise. En maki ou en snack, on ne peut pas l’éviter au Japon !


Autrefois, les pêcheurs ramassaient les noris au large de l’île et ils les faisaient sécher au soleil sur des plaques de bambou. Il y a quelques années, les producteurs se sont associés pour créer une coopérative qui leur permet de produire plus largement et de se faire connaître à travers tout le pays.

 

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La criée, le rendez-vous du port de Toshicho

 

Sur le port de Toshicho, les retours de pêche et la criée animent les matinées du village. Les petits vieux assis sur un banc regardent les bateaux aller et venir tandis que les négociants se donnent rendez-vous à la criée. À la craie et sur des petites plaques de bois, ils écrivent leur prix. Le meilleur remporte le marché. Tout va très vite.

 

Sur la place du port, il faut oser pousser la porte du bar. Dans ce lieu où le temps semble s’être arrêté, une grande variété de sake attend les visiteurs.

 

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Rencontre avec les Ama, les femmes de la mer

 

La plus belle rencontre que l’on puisse faire sur l’île, c’est celle des Ama. Traduit littéralement par « les femmes de la mer », ces courageuses pratiquent la pêche en plongeant en apnée, un art vieux de plus de 4000 ans. Attachées par une corde au bateau tenu généralement par leur mari, elles plongent pour ramasser, selon les saisons, ormeaux, coquillages, oursins ou homards. Pour en vivre, elles peuvent plonger jusqu’à 100 fois par jour.

 

On compte environ 2 000 ama au Japon dont 761 sur la péninsule de Shima dans la baie d’Ise. La moyenne d’âge est de 65 ans et les jeunes ne semblent pas vouloir prendre la relève. Cet art traditionnel pratiqué au Japon et en Corée du sud se perd, si bien que les deux pays essayent conjointement de le faire reconnaître comme patrimoine culturel immatériel mondial par l’Unesco.

 

 

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