Tourisme durable

Nouvelle-Orléans : 300 ans et la fête continue

21 Décembre 2017 - Actualité / Culture / Découverte / Evénement
Douze ans après l’ouragan Katrina, la Nouvelle-Orléans était de nouveau inquiète au mois d’août dernier suite aux intempéries qui ont touché la Louisiane. Épargnée par le pire, la ville vibre de nouveau, souhaite commémorer son passé et honorer l’avenir. Elle fêtera son tricentenaire en 2018. Une belle occasion pour découvrir cette ville singulière où se mêlent influence européenne, culture caribéenne et énergie américaine. On vous emmène pour un tour d’horizon festif et savoureux au cœur de la « Big Easy ».
 

 

 
New Orleans Second Line © Bob Graham
New Orleans Second Line ©Bob Graham
 

 

 
 

La « French Touch » du Sud des Etats-Unis

 

 
Située sur les bords du Mississippi, sur les rives sud du lac Pontchartrain, la ville fut fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville. Il la baptisa ainsi en hommage au régent Philippe, duc d’Orléans. Contrairement à ce que l’on pense, on ne dit pas « la Niou Orlinss». Les Américains prononcent « Nolinss » ou encore la surnomment « NoLa » (New Orleans Louisiana). Cédée à l’Espagne par Louis XV en 1762 puis reprise par la France en 1800, la Louisiane est vendue aux États-Unis en 1803 par Napoléon. 
 
 
 
 
Le « French Quarter » © Wikimedia Commons
Le « French Quarter » ©Wikimedia Commons
 

 

 
 
Bien que l’héritage colonial français se retrouve dans le nom des rues, des quartiers et dans l’architecture, rares sont les habitants de la ville qui parlent français. La coopération culturelle et linguistique est néanmoins active. La création en 1968 du Conseil pour le développement du français en Louisiane, le CODOFIL, aide à la survie de la langue, notamment en recrutant des enseignants français à la Nouvelle-Orléans et dans d’autres villes de Louisiane.

La ville cultive ses relations avec Orléans et a gardé la fleur de lys royale comme emblème. On remarque également un long jumelage avec la ville Juan-les-Pins. Sous l’impulsion du musicien Sidney Bechet, tombé sous le charme de l’endroit, le festival “Jazz à Juan” existe depuis 1960.
 
 
 

NoLa : un art de vivre inimitable

 
 
 
Bourbon Street © Chris Litherland
Bourbon Street © Chris Litherland

 


 
 
Le « French Quarter », le Vieux Carré en français, demeure le cœur intemporel de la ville. Tout le monde vient admirer l’architecture si typique faite de maisons sur trois niveaux et de balcons en fer forgé. Bourbon Street est une des rues les plus visitées au monde. Elle s’est refait une beauté pour célébrer les 300 ans de la ville. La musique est partout, la fête aussi.
 
 
Berceau du jazz, Louis Armstrong, Sidney Bechet et tant d’autres y sont nés, la Nouvelle-Orléans n’a rien perdu de sa ferveur musicale. Les « brass bands » (formations de cuivres) se lancent dans des battles de trombones et de trompette devant les terrasses de restaurant. Chaque maison affiche un concert, tous les jours, de l’après-midi jusqu’au bout de la nuit. Direction Frenchmen Street, dans le Faubourg Marigny, pour entendre de petits ensembles de jazz, de blues ou de funk, simplement en prenant un verre dans les jazz clubs comme au Spotted Cat par exemple.

Les origines multiples de la population ont créé une identité unique à la Nouvelle-Orléans, fondée sur la musique mais aussi sur la cuisine, une culture héritée des Français et des Espagnols. Fruits de mer du golfe du Mexique ou bœuf du Texas, la gastronomie est féerique, mêlant influences créoles, cajun et africaines.
 

 
 
 
Dave Grohl & the Preservation Hall Jazz Band © HBO
Dave Grohl & the Preservation Hall Jazz Band ©HBO
 

 

 
 
 
La Nouvelle-Orléans a une riche histoire à dévoiler aux voyageurs de passage. De l’autre côté du parc Louis Armstrong, baladez-vous dans le quartier du Treme, haut lieu de la culture afro-américaine et créole.
 
Faites un tour au Backstreet Cultural Museum pour découvrir les traditions des parades afro-américaines ou en savoir plus sur les funérailles jazz, ces enterrements célébrés en fanfare. Visitez les temples vaudous et l’église Sainte Augustine où se trouve la tombe de l’esclave inconnu. Chaque dimanche matin, une messe gospel y est célébrée. Les visiteurs sont les bienvenus.
 
Pour une balade au calme, rendez-vous sur la toute nouvelle Laffite Greenway : une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable et pédestre d’environ 4 km allant du French Quarter jusqu’au Bayou St-John et Mid-City. Cet aménagement fait partie des grands travaux réalisés pour le tricentenaire, avec entre autres la construction du nouvel aéroport international Louis Armstrong.
 
 
 
 
© Kevin Allman
© Kevin Allman

 

 

Festivités à ne pas manquer en 2018
 
 
  • Le 31 décembre 2017 annoncera le début des festivités de l’année à venir avec concerts et feux d’artifice.
  • Le 6 janvier 2018, d’autres feux d’artifice lanceront officiellement l’année du tricentenaire.
  • Le 13 février se tiendra le mythique carnaval de Mardi Gras, connu aux quatre coins du monde. Bien plus qu’un carnaval, c’est un spectacle interactif et permanent dans les rues de la Nouvelle-Orléans pendant plusieurs semaines. Les acteurs lancent des colliers aux spectateurs perchés sur les balcons, tout le monde chante, danse et participe à la fête.
  • Les grands classiques tels que le French Quarter Festival se tiendra du 12 au 15 avril, avec parades, cinéma et musique au cœur du Vieux Carré. Le New Orleans Jazz and Heritage Festival mettant à l’honneur la musique bien sûr mais aussi l’artisanat et la cuisine se déroulera du 27 avril au 6 mai.
  • Le 19 avril débutera la semaine de la marine, Tall Ships 2018, avec de fantastiques bateaux réunis pour l’occasion : voiliers anciens du monde entier et bateaux de la Marine américaine seront dans le delta du Mississipi, accessibles aux visiteurs qui souhaitent monter à bord.
  • Du 27 Février au 27 mai se tiendra la grande exposition « The Historic New Orleans Collection » qui retracera l’histoire de la ville.

 

 

Plus d’informations sur les festivités sur : 2018nola.com. Si vous comptez voyager aux États-Unis, vous devez solliciter un visa esta.
 

 
 
On part tout de suite en voyage avec une version de la Vie en Rose enregistrée par Louis Armstrong en 1950 :