Tourisme durable

Hong Kong, naturellement

26 Avril 2018 - Culture / Découverte

Des buildings qui poussent comme des champignons, une skyline impressionnante, des rues où se pressent 7 millions de personnes, Hong Kong est la ville la plus verticale du monde. Mais à quelques encablures la nature reprend ses droits. Aussi incroyable que cela puisse paraître 70 % du territoire est recouvert de forêts préservées. 

 

Télécabine pour Ngong Ping sur l'île de Lantau ©V.Suères
Télécabine pour Ngong Ping sur l'île de Lantau ©V.Suères


 

Il suffit de passer le pont Tsing Ma pour rejoindre l’île de Lantau et de là prendre la télécabine qui monte presque au sommet de Ngong Ping. Vingt minutes de trajet, le temps d’admirer le ciel lourd, les eaux bleues de la mer de Chine, un petit village de pêcheurs englouti par une zone d’habitations et l’aéroport international. Au sommet, tout le monde descend pour aller présenter ses respects au Grand Bouddha de bronze (34 m). Assis en tailleur, la tête légèrement inclinée en signe d’humilité, il attend, serein, pèlerins et touristes assez courageux pour grimper les ultimes 268 marches. En redescendant, personne ne manque de passer au monastère Po Lin et son hall des 10 000 bouddhas. 
 
« On en compte presque 13 000, nichés dans des alcôves, corrige Michael, toujours prompt à relever les exploits de son pays. Tous uniques et recouverts de feuilles d’or. Ils ont été payés avec l’argent des Chinois du monde entier. » 
 
Les généreux donateurs ne repartent pas avec leur poids en or, mais voient leurs noms gravés à l’entrée du temple pour l’éternité. 
 
 
 
La statue du Bouddha géant, une des plus grandes d'Asie ©V.Suères
La statue du Bouddha géant, une des plus grandes d'Asie ©V.Suères
 
 

Tai O, la Venise de Hong Kong 

 
 
Venise du Nord, Venise du Périgord, Venise verte… Il manquait la Venise de Hong Kong, la voici. Elle s’appelle Tai O et doit son surnom de Venise à ses flopées de maisons sur pilotis dressées au-dessus de l’eau verte de chaque côté d’un canal principal. Une véritable anomalie dans ce coin du monde où l’on se soucie comme d’une guigne des vestiges du passé et où on a vite fait de couler du béton. Rien d’étonnant à ce que le paisible village de pêcheurs fasse fureur auprès des Chinois en mal de racines.

 
 
Tai O, un village de pêcheurs à seulement 20 minutes de la ville
Tai O, un village de pêcheurs à seulement 20 minutes de la ville 
 
 
Tout leur paraît exotique : une barque amarrée à un pilotis, un pêcheur raccommodant son filet, une mamie faisant griller du poisson, une autre préparant des jaunes d’œufs confits au sel et séchés au soleil.
 
Madame Ping est une experte pour séparer avec dextérité le jaune du blanc dans un peu d’eau, le saler avant de le disposer 3 jours sous le soleil brûlant : « C’est l’unique moyen de conserver les œufs de canard quand on n’a pas de frigo ! ». 
 
Qu’il est bon de se perdre dans le dédale des pontons avec dans le nez le fumet d’une pâte de crevettes ! Et dire que juste derrière le village, on peut apercevoir le bout des pistes de l’aéroport international de Hong Kong. 
 
 
 
La skyline au coucher du soleil avec la traditionnelle jonque ©V.Suères
La skyline au coucher du soleil avec la traditionnelle jonque ©V.Suères
 
 

L’Office de Tourisme de Hong Kong vient de publier un guide 100% randonnées pédestres et cyclotouristes "Your Guide to Hiking & Cycling in Hong Kong" avec des circuits : randonnées patrimoine,  randonnées avec vues et merveilles géologiques. Disponible gratuitement en français sur le site ainsi qu’en version papier dans les centres d’information visiteurs de l’aéroport, de l’embarcadère du ferry de Tsim Sha Tsui ou encore au Pic Victoria.
 
 
 
 
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