Tourisme durable

Ecotourisme au Pantanal, plus grande zone humide de la planète

05 Avril 2017 - Culture / Découverte / Hébergement / Patrimoine
Méconnue de par l’ombre faite par sa voisine, l’Amazonie, l’écorégion du Pantanal se situe au centre-ouest du Brésil. Cette plaine immense, étendue sur plus de 200 000 km2, constitue la plus grande zone humide de la surface terrestre, abritant une faune et une flore d’une richesse incroyable. Difficile d’accès, il est toutefois possible d’aller la visiter : c’est ce que propose le Refuge Écologique du Caïman (Refúgio Ecológico Caiman), avec ses écolodges et ses activités conçues pour partir à la rencontre de cette étonnante région du globe.
 

 

Une réserve biologique et écologique incroyable

Parce qu’elle se situe à l’orée de ce que l’on considère comme la plus grande réserve écologique et biologique au monde (l’Amazonie), la région du Pantanal est plutôt méconnue du grand public et, par conséquent, des touristes. Pourtant, quand on se penche un peu sur le sujet, on réalise vite à quel point l’endroit est époustouflant pour tous les amateurs de nature préservée. Cette plaine immense est recouverte par les eaux près de la moitié de l’année, suivant ainsi le rythme des saisons ; la meilleure étant celle allant de juillet à octobre, sèche et permettant d’observer faune et flore profiter du retrait partiel de l’eau, dans un décor fait de lacs et autres presqu’îles.
 
 
Innondée une partie de l'année, la région du Pantanal rassemble un nombre incroyable d'espèces végétales et animales

 

Le territoire abrite ainsi un nombre impressionnant d’espèces : 1700 plantes, plus de 400 poissons, une petite centaine de mammifères ou encore un millier de papillons différents ! L’observation des oiseaux fait partie des activités les plus prisées de la région : des colibris aux échassiers en passant par tous les types de perroquets, les scientifiques de la région pratiquent le recensement de manière intensive tout au long de l’année.
 
Animal emblématique du Brésil, le jaguar prend également ses quartiers au Pantanal : il est possible de l’observer grâce, notamment, au projet Onçafari Jaguar, mené par le Refuge Écologique du Caïman. Leurs équipes ont en effet réussi à habituer les animaux à la présence de leurs véhicules : grâce à leur persévérance, il est désormais possible d’approcher les jaguars de près, et surtout d’observer leur comportement au naturel, sans perturber leurs habitudes. Un bel exploit !
 
 
Le Jaguar ne peut être vu que dans la région de l'Amazonie

 

Le Refuge du Caïman : un bel exemple d’écotourisme

Finaliste des Tourism for Tomorrow Awards 2017, dans la catégorie environnement, le Refuge Ecologique du Caïman est un véritable projet écotouristique, qui mêle hébergement en écolodges, activités de pleine nature et projets de conservation. Situées au milieu d’un ranch de plusieurs milliers d’hectares, les lodges du refuge sont répartis sur trois régions différentes et ont pour certains été créés dès les années 1980, à une époque où le mot écotourisme semblait encore un doux néologisme… Depuis, l’idée a fait son chemin, et le Refuge du Caïman a grandi avec.
 
Dans un décor de rêve pour les amoureux de pleine nature, le Refuge a su créer des hébergements mêlant grand confort et écologie ; tous les lieux sont aménagés de façon à ce que les visiteurs puissent observer la nature environnante. Pour les touristes se rendant sur place, tout est fait pour qu’ils puissent réellement s’immerger dans la culture locale et profiter de toutes les merveilles du Pantanal : parmi les nombreuses activités proposées, il est possible de partir en safari photo, en rando vélo ou pédestre, de faire du canoë ou d’observer les oiseaux, le tout, avec des guides locaux qui connaissent parfaitement la région. Durant la haute saison, le Refuge organise également des soirées astronomie (où l’on peut avoir la chance d’admirer les anneaux de Saturne !) ainsi que ses rencontres avec les jaguars, autour du Onçafari Jaguar Programme.
 
Parmi les nombreux engagements pris par le Refuge Écologique du Caïman en faveur de l’environnement, il faut souligner la création en 2004 de la “Private Reserve of Natural Patrimony (RPPN) Dona Aracy” : cette réserve inclut 5600 hectares de nature protégée, délimitée de façon raisonnée, en partenariat avec l’Université de o Paolo. Bien que clôturée, elle est accessible aux visiteurs qui souhaitent profiter de cet écrin de nature. Le Refuge finance et soutient également d’autres projets, tous liés à la préservation de la région du Pantanal et allant de la sauvegarde des perroquets au tri des déchets.
 
Seul finaliste latino-américain des Tourism for Tomorrow Awards 2017, le Refuge semble avoir toutes ses chances pour remporter le prix, tant son engagement est exemplaire et donne tout son sens au mot “écotourisme”.
Verdict le 26 Avril prochain.
 
En savoir plus :