Destination du mois
Le Tamil Nadu,
au pays des temples multicolores
Pays des Tamouls, dont l’histoire remonte à plus de 5000 ans, le Tamil Nadu offre aux voyageurs qui s’y aventurent une grande richesse culturelle avec ses nombreux temples aux incroyables tours colorées, une côte longue de mille kilomètres ainsi qu’une ancienne colonie française, Pondichéry. Découvrons ensemble quelques-uns de ces lieux emblématiques.
 
 
 

Madurai, la ville temple


 

Capitale culturelle du Tamil Nadu, Madurai est une ville ancienne déjà connue des Romains comme l’Athènes de l’Est. D’après la légende, c’est Shiva lui-même qui bénit cette ville en faisant tomber de ses cheveux des gouttes de nectar (Madhu) qui lui donnèrent son nom : Madhurapuri, qui devint Madurai. 
 
 
 
Gopura du Sri Meenakshi Temple © Benoit Cappronnier
Gopura du Sri Meenakshi Temple © Benoit Cappronnier

 

 

Elle abrite l’un des temples les plus connus de l’Inde, le Sri Meenakshi Temple, véritable chef-d’œuvre de l’art dravidien. Le temple est immense, doté de 4 entrées surmontées d’immenses gopuram, hautes tours pyramidales de 60 mètres décorées de milliers de statues de divinités aux détails innombrables et aux couleurs châtoyantes. À l’intérieur du temple, on découvre une véritable ville dans la ville. 
 
 
 
On peut passer des heures à parcourir les dédales du temple, à observer les rituels religieux, à s'asseoir au bord d’un bassin et profiter de la ferveur indienne dans toute sa splendeur. Ici un éléphant bénit des fidèles, là des vœux sont soufflés à l’oreille de Nandi, le taureau monture de Shiva, ou encore plus loin des femmes accrochent des berceaux miniatures à un arbre avant de tourner des centaines de fois autour dans l’espoir d’avoir un enfant... Assurément un des plus beaux temples d’Inde, tant pour son architecture que pour son intense activité.
 
 
 
 
Garçon soufflant ses voeux à l'oreille du Nandi © Benoit Cappronnier
Garçon soufflant ses voeux à l'oreille du Nandi © Benoit Cappronnier


 

Puducherry, sur les traces françaises


 
Plus loin au nord-est, face au golfe du Bengale, c’est un air de France qui attend les voyageurs. Fondé en 1673 pour devenir le siège indien de la Compagnie Française des Indes, Pondichéry a connu une histoire tumultueuse, entre frictions avec les Hollandais puis les Anglais, et vécu son apogée à la fin du 18ème siècle. La ville est revenue sous drapeau indien en 1954 et son nom a depuis été changé en Puducherry mais elle a gardé dans l’ancienne “ville blanche” (nom du quartier des colons, par opposition à la ville noire) une atmosphère bien particulière.


 
Entre maisons coloniales aux toits de tuiles et aux volets en bois et larges avenues, on se croirait ici bien loin de l’Inde telle qu’on la connaît, d’autant qu’il y règne un calme bien inhabituel pour une ville indienne. On trouve des indices qui montrent que la France était bien présente : statue de Jeanne d’Arc, église, cimetière colonial, joueurs de pétanque, monument aux morts… Puducherry, c’est une ambiance à ressentir autant (voire plus) que des lieux à visiter !
 

 
Matrimandir à Auroville © Benoit Cappronnier
Matrimandir à Auroville © Benoit Cappronnier

 

 

À 10 kilomètres au Nord de la ville se trouve Auroville, un lieu unique au monde. Créée en 1968 par Mirra Alfassa (appelée la Mère, compagne de Sri Aurobindo, un philosophe indien dont l’ashram se trouve à Puducherry), cette ville expérimentale a pour vocation d’être un “lieu de vie communautaire universel où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités”. 
 
 
 
 
Sadhu dans les rues de Mahabalipuram © Benoit Cappronnier
Sadhu dans les rues de Mahabalipuram © Benoit Cappronnier

 

 

En dehors du Matrimandir, le centre de la ville en forme de balle de golf dorée qui sert de centre de méditation, il n’y a rien à voir et pour en savoir davantage et mieux comprendre la philosophie de ce projet utopiste, mieux vaut séjourner quelques jours dans une des guesthouses qui s’y trouvent et prendre le temps de rencontrer ses habitants.
 

Mahabalipuram, sous les temples, la plage


 

Dernière escale plus au nord à Mahabalipuram, gros village qui offre plusieurs facettes différentes aux voyageurs. Culturelle tout d’abord, avec de nombreux temples, dont le Shore Temple qui se tient face à l’océan et qui date du VIIème siècle, ou encore l’Arjuna’s Penance, une gigantesque fresque de 27 mètres de long gravée dans le granit représentant la descente du Gange sur la Terre ainsi que le Pancha Rathas, un ensemble de temples monolithiques en formes de chars de procession.

 

La boule de beurre de Krishna à Mahabalipuram © Benoit Cappronnier
La boule de beurre de Krishna à Mahabalipuram © Benoit Cappronnier

 

 
À voir aussi la Boule de beurre de Krishna, gigantesque boule de granit posée en équilibre sur un plateau de pierre légèrement pentu, semblant prête à rouler à tout moment, ce qui n'empêche pas les locaux de se reposer sous son ombrage.
 
 
Mahabalipuram est aussi l’un des plus grands centres d’Inde du Sud pour la sculpture sur granit. Il est intéressant de visiter les ateliers et de découvrir les pièces parfois gigantesques réalisées pour des clients du monde entier, au milieu du bruit des coups de burin et des disqueuses.
 

 
 
Bateaux sur la plage à Mahabalipuram © Benoit Cappronnier
Bateaux sur la plage à Mahabalipuram © Benoit Cappronnier


 

 
Enfin, Mahabalipuram est aussi une destination balnéaire, avec une plage agréable fréquentée par les familles indiennes, l’occasion d’une détente après les visites des temples et de se rafraîchir aux heures les plus chaudes de la journée.
 

 
Le Tamil Nadu offre encore bien d’autres sites majestueux à découvrir, et peut à lui seul justifier un voyage en Inde, tant sa riche histoire a laissé des vestiges somptueux et variés. N’attendez plus !
 
 
 
 
Gastronomie

Rien de mieux pour découvrir la gastronomie indienne que de déguster un Thali, assortiment de légumes, riz, dhal, chutney, viande (ou pas si végétarien) ainsi qu’un dessert, servis dans des coupelles en métal disposées sur un grand plat en acier. À manger de la main droite avec un pain (naan ou chapati). Un vrai régal au coût modique !
 

 

 

Benoit Cappronnier

 

 

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