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Tourisme durable

Bouts du monde polynésiens :
le paradis et plus encore...

09 Mars 2017 - Culture / Découverte

Bien sûr, il y a Tahiti & Moorea, les îles soeurs, tous les atolls magiques voisins où le farniente est devenu un art de vivre très organisé, et puis aussi Bora Bora, la carte postale absolue. Mais la vraie rencontre avec la Polynésie s’effectue ailleurs, sur ces petites îles perdues où le temps semble s’être arrêté pour que la vie continue de s’y écouler à un autre rythme.

 
La Polynésie : 7 îles disséminées sur 3 archipels différents, archipel de la Société, des îles Australes et des Tuamotu. Tout le long de leur découverte, les « Oh ! » et les « Ah ! » des visiteurs chanceux fusent à n’en plus finir, des centaines de photos stockées dans les cartes mémoire et deux ou trois conclusions communes : oui, la destination reste unique, petit paradis exotique encore relativement préservé.
 
En dépit de la pression touristique, les Polynésiens ont conservé un coeur d'or. Et une âme également : forte et belle ! Là où Tahiti est surpeuplée et bruyante (dans les zones touristiques), Moorea transforme tous ses moins en plus : moins de villes, moins de routes, moins de touristes et donc plus de tout le reste. L’île-hôtel de Tahaa (seul Relais-Château de Polynésie) est un sommet de la robinsonnade chic & roots. Mais s’il ne fallait n’en choisir qu’une seule ?
 
 
Polynésie - L'arrivée magique sur Bora Bora
L'arrivée magique sur Bora Bora

 

La vraie vie est ailleurs...

 

Bora Bora est incontournable et l’arrivée sur le lagon inoubliable : ce turquoise inouï, ce sourire des plages et ces puissantes montagnes, quel choc ! Les couples qui s’y rendent en voyage de noces y trouvent ce qu’ils sont venus chercher : une union des coeurs célébrée, seuls au monde, entre deux couches bleues d’infini.
 
Mais la vraie rencontre avec la Polynésie se trouve ailleurs encore. Rurutu... Et Dieu sait pourtant si l’on apprécie les pontons de teck débouchant sur des nids d’amour idéaux, entourés d’une mer et de paysages sublimes. Alors qu’à Rurutu, il n’y a rien ! Mais justement ; si, en plus d'être amoureux, vous vous rendez là-bas avec une âme de voyageurs, ayant connu le bonheur-cliché à Bora Bora, c’est d’un bout du monde comme Rurutu ou Rangiroa que vous rapporterez les souvenirs les plus prégnants.
 
 
Polynésie - Rurutu, l'homme qui se baignait avec ses chevaux
Rurutu, l'homme qui se baignait avec ses chevaux

 

Bouts du monde

 

Rangiroa tout d’abord, le second plus grand atoll au monde. Si 50% des visiteurs présents sont des plongeurs venus affronter du « pélagique » (prononcer « du gros » : requins, raies manta, thons, dauphins…), nul besoin d’être un mordu du détendeur pour trouver inoubliable de se laisser dériver avec la marée dans la passe reliant le lagon à la mer pour admirer mille merveilles colorées.
 
Surtout il règne à Rangiroa - où l’on se déplace à vélo - une atmosphère unique de bout du monde. Chaque soir, au soleil couchant, on va prendre l’apéro chez Joséphine pour voir les dauphins sauter dans la passe, sachant que la journée durant, on a profité de l’immense lagon. Poussé par 250 cv, total VIP pour le coup, on le traverse jusqu’aux sables roses pour pique-niquer au milieu de nulle part : cocotiers et eau 100% turquoise. On marche jusqu’au « motu aux oiseaux », nage avec les raies et les requins (oui, oui) et, finalement on craque et achète des perles, magnifiques, dans la ferme locale. Afin de se souvenir longtemps encore de cet endroit où l’on a été très heureux.
 
 
 
Polynésie - Yves et Hélène, de Rurutu
Yves et Hélène, de Rurutu

 

 
Et puis Rurutu donc, archipel des îles Australes le plus éloigné, forcément. Moins on en dira, plus longtemps cela durera. Mais bon, deux ou trois choses quand même, Rurutu est la dernière île rattachée à la France, en... 1900. Elle est donc la seule à avoir échappé aux deux siècles de pères missionnaires qui, partout ailleurs, ont éradiqué la culture traditionnelle faite de danses, chants, tatouages et autres « rites païens ».
 
1500 touristes par an et le temps qui s’est arrêté : autosuffisance agricole et pêche au harpon. Trois pensions en tout dont celle tenue par Yves et Hélène. Yves est un ancien légionnaire tombé amoureux de la reine de beauté locale et de son île. Depuis 20 ans, il développe, tout doucement, le tourisme et vous fera découvrir cette petite île sur laquelle le président Mitterrand a demandé à se rendre, pour visiter sa grotte sacrée.
 
Enfin, Rurutu a un secret : d’août à octobre, les baleines  à bosse viennent y chanter, danser, se reproduire et mettre bas. Tout ça à quoi ? 20 mètres du jardin d’Hélène et Yves. Alors vous, quand vous les entendez, vous prenez un kayak, vous pagayez, les rejoignez et vous dansez avec elles !
Mais chuuut, vous dis-je, c’est (encore) un secret.