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Ethiopie
dans l’enfer du Danakil

 

 

Sur la corne de l’Afrique, à cheval sur l’Ethiopie, l’Erythrée et Djibouti, se trouve une des régions les plus inhospitalières du monde. Par ses températures extrêmes, son climat des plus arides, sa terre stérile et son activité volcanique, le Danakil mériterait bien sa qualification de dépression si cette région n’offrait quelques-uns des paysages les plus spectaculaires du monde. Suivez-nous à leur découverte.

 

 

Le Lac Assalé

 

Situé à une altitude de 120 mètres sous le niveau de la mer, le lac Assalé, aussi appelé Lac Karoum, est un immense lac salé, formé lorsque la mer rouge s’étendait jusqu’ici. Lorsqu’elle s’est retirée, la mer a laissé cette épaisse croûte de sel. Le paysage sur le lac est époustouflant. À perte de vue s’étend une plaine d’une blancheur aveuglante, domaine des Afars, qui en extraient des blocs de sel (amolés), qu’ils transportent ensuite à dos de dromadaires, formant de longues caravanes. Les Afars sont des musulmans nomades dont la particularité est de se tailler les incisives en pointe.
 
 
 
Chamelier Afar
Chamelier Afar © Benoit Cappronnier

 

 
 
 
L’extraction des blocs de sel se fait toujours de manière artisanale, telle qu’elle se pratiquait il y a des siècles, à l’aide de pioches, de haches et d’herminettes, le tout sous des températures de plomb (la moyenne est ici de 35°C) dans un paysage dépourvu d’ombre. Un vrai travail de forçat qui revient aux Tigréens, peuple chrétien venu de la région de Mékélé. Les Afars quant à eux se chargent des tâches plus nobles : débitage des plaques, rabotage puis transport et vente des plaques de sel.
 
 
Le spectacle des caravanes de dromadaires le dos chargé du précieux or blanc surgissant de l’horizon et avançant d’un pas nonchalant est irréel et inoubliable. Couvert d’une mince couche d’eau, le lac devient un miroir parfait reflétant chameaux et nuages.
 
 
 

Le Dallol

 

 

Sur le bord du lac se trouve un autre site unique au monde qui réunit les conditions les plus extrêmes sur Terre. Fruit de l’interaction entre la chaleur d’une poche magmatique et les eaux des hauts plateaux infiltrées en profondeur, le Dallol est un site volcanique parcouru par des centaines de sources chaudes, de geysers gazeux, de cheminées de fée, de montagnes de sel et de soufre et de lacs acides. 
 
 
 
  Le site volcanique du Dallol © Benoit Cappronnier

 

 
 
 
Sous vos yeux se déploient un kaléidoscope de couleurs étranges et irréelles, allant du rouge ocre aux jaune et vert fluo, un paysage surréaliste sorti tout droit de la toile d’un peintre fou. On peut aisément s’imaginer fouler ici le sol d’une autre planète tant le paysage est décontenançant. Mais il faut prendre garde car l’eau ici est toxique et on voit par endroit des oiseaux morts pour avoir bu cette eau empoisonnée.
 
 
 

Le volcan Erta Ale

 

 

Enfin, le Danakil dispose d’un autre site hors du commun. Accessible après un éprouvant trajet de plusieurs heures sur une piste chaotique et tortueuse traversant un ancien champ de lave, le volcan Erta Ale est l’un des trois volcans terrestres à présenter un lac de lave permanent, et ce depuis au moins 1873.

 
 
La chaleur extrême du site oblige à effectuer l’ascension de nuit, les flancs du volcan n’offrant aucune ombre. L’ascension est éprouvante mais la lueur rougeâtre qui grossit au fur et à mesure de la marche est annonciatrice d’un spectacle hors du commun. Une fois arrivé au sommet, un lac de lave bouillonnant s’offre aux yeux ébahis des visiteurs. 
 
 
 
 
      Le volcan Erta Ale © Benoit Cappronnier

 

 
 
Le spectacle est à la fois fascinant et terrifiant. La lave est déchirée de longues zébrures qui s’écartent tandis que des bulles de laves éclatent avec fracas telles des flots déchaînés, aspergeant de lave les parois du cratère, le tout dans un grondement permanent et avec un dégagement de chaleur à peine tenable. Une scène de l’aube des temps à peine croyable et un spectacle unique, véritables sons et lumières naturels. 
 
 
La dépression du Danakil est une épreuve pour les visiteurs, les conditions de transport et d’hébergement étant particulièrement difficiles, mais les trésors qu’elle dévoile valent bien cet effort et invitent à découvrir toutes les autres richesses de l’Ethiopie.
 
 
 
 
À VOS PAPILLES

 

Même si elle n'est pas typique de la région, l'Injera est le plat traditionnel éthiopien. Grande crêpe fabriquée à partir de teff, une céréale locale, elle est garnie de mélange d'épices, de légumes et de viandes. Un délice qu'on ingurgite de la main droite, la crêpe servant à la fois de récipient, d'outil et de féculent !

 

 

 
 
 
Fillettes Afar
Fillettes Afar © Benoit Cappronnier

 

 
 
 

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